Citation du jour

 

4. L’humour involontaire est souvent le meilleur.

Pour l’apprécier à sa juste valeur, le recul du temps est parfois nécessaire, au prix d’un certain anachronisme. Nous l’assumons sans complexe !

« Le supplice que j’ai inventé est si doux qu’il n’y a vraiment que l’idée de la mort qui puisse le rendre désagréable. Aussi, si l’on ne s’attendait pas à mourir, on croirait n’avoir senti sur le cou qu’une légère et agréable fraîcheur. »1510

Joseph Ignace GUILLOTIN (1738-1814)

Base de données des députés français depuis 1789 [en ligne], Assemblée nationale.

Il parle, en poète, de la mécanique qu’en médecin et philanthrope il a fait adopter par la loi du 8 octobre 1791.

Dès le 1er octobre 1789, le député Guillotin demandait l’abolition des peines infamantes et proposait, le 20 janvier 1790, que la peine capitale soit la décapitation égalitaire pour tous, par le moyen d’un mécanisme simple qu’on met à l’étude. Motion ajournée, puis reprise.

En réalité, la loi de 1791 marque un progrès de la justice. Sous l’Ancien Régime, le noble était décapité, le voleur de grand chemin roué de coups en place publique, le régicide et le criminel d’État écartelés, le faux-monnayeur bouilli vif dans un chaudron, l’hérétique brûlé sur un bûcher, le domestique voleur de son maître pendu. La Révolution créée l’unification des peines, qui est une forme d’égalité. La guillotine pourra bientôt fonctionner.

Un décret du 13 juin 1793 installe dans chaque département un « appareil de justice ». Mais la guillotine était déjà très active à Paris.

Toutes les citations qui suivent
sont commentées dans nos Chroniques.

« C’est détestable ! Cela ne sera jamais joué ! […] Il faudrait détruire la Bastille pour que la représentation de la pièce ne fût pas une inconséquence dangereuse. »1234

LOUIS XVI qui vient de lire Le Mariage de Figaro avant sa création sur scène

C’est un triomphe qui surprend même l’auteur. Selon Vitez, « Le Mariage de Figaro est très légitimement considéré comme une pièce révolutionnaire ». Voilà qui donne presque politiquement raison à Louis XVI.

« Dix mille hommes sont nu-pieds dans l’armée. Il faut que vous déchaussiez tous les aristocrates de Strasbourg dans le jour et que demain à dix heures du matin, les dix mille paires de souliers soient en marche pour le quartier général. »1559

SAINT-JUST et LEBAS, Proclamation du 15 novembre 1793

Voilà comment la République règle les problèmes d’intendance aux armées ! N’oublions pas le contexte : la guerre aux frontières, la patrie en danger.

« Les têtes tombaient comme des ardoises. »1595

FOUQUIER-TINVILLE après la loi du 22 prairial an II (10 juin 1794)

Parole d’accusateur public, chargé des grands procès sous la Terreur. Il se réjouit très sérieusement du rendement. Sa tête tombera bientôt.

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