Michelet : « De la première page à la dernière, elle [la Révolution] n'a qu'un héros : le peuple. »
Citation du jour

citations révolutionsMichelet (Jules, prénom furieusement à la mode sous la IIIe République, dite République des Jules) est un homme du peuple - pas si courant, chez les intellectuels. Cela vaut également de Proudhon, notre premier socialiste, opposé en tout à Karl Marx, grand bourgeois.

Notre historien national aura toujours le cœur à gauche et un véritable amour du peuple - comme son contemporain Hugo, dans un autre genre.

La Révolution est sa période préférée - logique. Il en parle avec une passion communicative qui peut naturellement irriter des historiens et intellectuels (de droite ou d’ailleurs).

« De la première page à la dernière, elle [la Révolution] n’a qu’un héros : le peuple. »1273

Jules MICHELET (1798-1874), Le Peuple (1846)

Fils d’un imprimeur ruiné par le régime de la presse sous le Consulat et l’Empire, Michelet connaît la misère dans sa jeunesse et en garde un profond amour du peuple. Écrivain engagé dans les luttes de son temps riche en révolutions, manifestant contre la misère des ouvriers, il composera dans l’enthousiasme son Histoire de la Révolution française : dix ans et sept volumes pour une œuvre inspirée, remarquablement documentée, avec les plus belles pages de son œuvre maintes fois rééditée.

« La convocation des États généraux de 1789 est l’ère véritable de la naissance du peuple. Elle appela le peuple entier à l’exercice de ses droits. » Fait incontestable. Convoqués le 5 juillet 1788, les États généraux se réunissent pour la première fois le 5 mai 1789 : 1 139 représentants, dont 578 du tiers état, dans la salle des Menus-Plaisirs à Versailles.

Michelet a aussi des partis pris. Pour cet historien de gauche, la Révolution de 1789 devrait faire l’économie de la Terreur sous Robespierre, pour finir en 1790, sur le Champ de Mars, en son point culminant, le 14 juillet, jour de la Fête de la Fédération : « C’est une conjuration pour l’unité de la France. Ces fédérations de province regardent toutes vers le centre, toutes invoquent l’Assemblée nationale, se rattachent à elle, c’est-à-dire à l’unité. Toutes remercient Paris de son appel fraternel. » Rappelons que la IIIe République a choisi ce 14 juillet pour fête nationale, plutôt que la sanglante prise de la Bastille, un an avant.

Autre jugement sans nuance, autre conclusion qui peut faire débat : « Par devant l’Europe, la France, sachez-le, n’aura jamais qu’un seul nom, inexpiable, qui est son vrai nom éternel : la Révolution. » On est passionné ou on ne l’est pas.

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