Bohémond Ier : « Sache que cette guerre n'est pas charnelle... » | L’Histoire en citations
Bohémond Ier Sache que cette guerre n'est pas charnelle, mais spirituelle. Sois donc le très courageux athlète de Christ
Citation du jour

« Sache que cette guerre n’est pas charnelle, mais spirituelle. Sois donc le très courageux athlète de Christ ! »175

BOHÉMOND Ier (vers 1057-1111), au connétable Robert, février 1098

Gesta Francorum, Histoire de la première croisade, anonyme.

Urbain II a prêché la première croisade, pour la « délivrance des Lieux saints » – Jérusalem et le tombeau du Christ occupés par les musulmans. Le pape encourage cette entreprise militaire, promettant aux croisés le paradis (indulgence plénière). Outre la foi évidente des croisés, le pillage fait aussi partie du jeu.

Parvenus près d’Antioche, les croisés sont surpris par une armée turque de secours. Ils commencent à reculer, quand Bohémond adresse ces mots à son connétable. Les croisés chargent au cri de « Dieu le veut ! » et les Turcs sont mis en déroute, miraculeusement.

Le Moyen Âge, époque de foi et temps des cathédrales, va vivre sous le signe des croisades, dites guerres saintes, huit au total, de 1095 à 1270 : massacres, tortures et atrocités, « épopée » dont l’histoire est sans fin « revisitée ».

« Je me suis déjà rendu au Christ. À Dieu ne plaise que je [me] rende maintenant à ses ennemis. »193

Un chevalier croisé, vers 1212

Histoire albigeoise : l’Église et l’État au Moyen Âge (posthume), Pierre des Vaux-de-Cernay

Surpris par les hommes du comte de Foix (acquis aux cathares) et assailli de toute part, un chevalier (catholique) répond par ces mots et meurt, percé de coups.

Innocent III a appelé à la croisade contre les Albigeois (cathares). Philippe Auguste, roi de France, réticent devant cette « croisade de l’intérieur », se contente d’autoriser ses vassaux à y participer : les chefs des croisés (venus du Nord) s’engagent contre le Sud (hérétique) par conviction religieuse autant que par esprit de conquête - un fief est toujours bon à prendre.

La prise de Béziers, 22 juillet 1209, reste l’épisode le plus célèbre, avec cet ordre attribué à Amaury, abbé de Cîteaux et légat du pape, chargé de ramener les dévoyés à la foi : « Tuez-les tous ! Dieu reconnaîtra les siens ! »

« Jésus ! Qu’a donc cette jeunesse pour vouloir ainsi se faire brûler pour rien ? »486

Président du tribunal chargé de juger des calvinistes

Histoire de France au seizième siècle, Guerres de religion, Jules Michelet

Surpris dans leur pratique interdite à Paris, les disciples de Calvin semblent chercher le martyre, en 1557. La législation antiprotestante date d’Henri II. La Chambre ardente, créée en 1547 au Parlement de Paris, rend plus de 500 arrêts contre l’hérésie en trois ans. L’édit de Chateaubriant établit la censure (1551). L’édit de Compiègne (1577) réservera aux tribunaux laïques le jugement des réformés en cas de scandale public, et dans ce cas, la seule condamnation pour les hérétiques est la mort !

Malgré cet arsenal répressif, la nouvelle Église réformée recrute de plus en plus de (jeunes) nobles, surtout depuis 1555, date de sa fondation clandestine à Paris.

« Doux est le péril pour Christ et le pays ! »510

Prince Louis de CONDÉ (1530-1569), mort à Jarnac, 13 mars 1569. Sa devise

Huit guerres de Religion déchirent la France, entre 1562 et 1598. C’est la troisième : Condé (le Prince) et Coligny (l’Amiral) sont les deux chefs, convertis au calvinisme. Catherine de Médicis (mère influente du jeune roi Charles IX) veut les faire enlever, ils se réfugient à La Rochelle, qui devient une place forte protestante.

Condé prend la tête, avec sa fière devise sur ses étendards et malgré une jambe brisée par un cheval. Battu et blessé par l’armée du duc d’Anjou (frère du roi et futur Henri III), il se rend, avant d’être assassiné au mépris des lois de la chevalerie : un coup de pistolet dans la nuque, tiré par le capitaine des gardes. Coligny réussit à sauver 6 000 hommes, noyau de la nouvelle armée protestante. Henri de Navarre (futur Henri IV), présent à la bataille, devient à 16 ans le chef des réformés. Cette longue guerre civile prendra fin avec l’édit de Nantes (1598).

Gauleetmoyenage

 

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