Clemenceau : « La guerre ! C'est une chose trop grave pour la confier à des militaires. » | L’Histoire en citations

Deux volumes disponibles en version papier !

Deux volumes de l'Histoire en citation disponibles en version papier

Clemenceau La guerre C'est une chose trop grave pour la confier à des militaires
Citation du jour

« La guerre ! C’est une chose trop grave pour la confier à des militaires. »2579

Georges CLEMENCEAU (1841-1929)

Soixante Années d’histoire française : Clemenceau (1932), Georges Suarez.

À 76 ans, appelé à la tête du gouvernement d’une France fatiguée, divisée, à bout de nerfs et de guerre, devenue défaitiste par lassitude, il saura imposer son autorité à l’armée comme au pays et méritera son surnom de « Père la Victoire ».

Auparavant, « le Tigre » s’est tenu à l’écart, accablant de sarcasmes les chefs civils et militaires, fulminant contre la dictature de fait du maréchal Joffre et les ministres de la Guerre qui se succèdent.

« Pourvu que les civils tiennent ! »2572

Jean-Louis FORAIN (1852-1931), légende d’une caricature

La Guerre libératrice (1918), Alexandre Millerand

Propos souvent répété : ironie, certes, mais dans un pays en guerre, le moral de l’arrière compte autant que celui du front. Il varie, passant du meilleur au pire (en 1917), avant de se ressaisir. Presque tous les pays connaissent à peu près en même temps cette évolution.

Au total, 10 millions de civils périront directement ou indirectement de cette guerre.

« Le Parlement est le plus grand organisme qu’on ait inventé pour commettre des erreurs politiques, mais elles ont l’avantage supérieur d’être réparables, et ce, dès que le pays en a la volonté. »2603

Georges CLEMENCEAU (1841-1929), Sénat, 22 juillet 1917

Toujours dans l’opposition, il met en cause Malvy, ministre de l’Intérieur accusé de « défaitisme » - en fait, trop de mollesse et de négligence pour réprimer des affaires de trahison manifestes et des menées pacifistes. Clemenceau se pose en recours et le président Poincaré va se résoudre à appeler l’homme de la dernière chance.

« Nous voulons vaincre pour être justes. »2604

Georges CLEMENCEAU (1841-1929), Chambre des députés, Déclaration ministérielle du 20 novembre 1917

Le 16 novembre, il forme un nouveau gouvernement, accepté par une forte majorité de députés, le 20 novembre. Le « tombeur de ministères » de la IIIe République va exercer une véritable dictature, avec suprématie du pouvoir civil sur le militaire. Il incarne une république jacobine au patriotisme ardent, animé par la volonté de se battre jusqu’au bout, mais autrement.

Il commence par poursuivre les politiciens défaitistes, Malvy et surtout Caillaux, ex-président du Conseil, accusé d’intelligence avec l’ennemi.

« Sur le front, les soldats voyaient apparaître un vieil homme au feutre en bataille, qui brandissait un gourdin et poussait brutalement les généraux vers la victoire. C’était Georges Clemenceau. »2605

André MAUROIS (1885-1967), Terre promise (1946)

L’auteur des Silences du colonel Bramble (1918), agent de liaison auprès de l’armée britannique, évoque ses souvenirs dans ce livre qui décidera de sa carrière d’écrivain.

Clemenceau recherche le contact avec les poilus des tranchées qui l’appellent affectueusement le Vieux. Le « vieux Gaulois acharné à défendre le sol et le génie de notre race », auquel de Gaulle rend hommage dans ses Discours et messages, va restaurer la confiance dans le pays.

« Ma formule est la même partout. Politique intérieure ? Je fais la guerre. Politique étrangère ? Je fais la guerre. Je fais toujours la guerre. »2606

Georges CLEMENCEAU (1841-1929), Chambre des députés, 8 mars 1918

Le Véritable Clemenceau (1920), Ernest Judet

Il s’exprime à la tribune : « Moi aussi j’ai le désir de la paix le plus tôt possible et tout le monde la désire, il serait un grand criminel celui qui aurait une autre pensée, mais il faut savoir ce qu’on veut. Ce n’est pas en bêlant la paix qu’on fait taire le militarisme prussien. »

La situation est grave. L’Allemagne a reçu le renfort des 700 000 hommes libérés du front russe (après l’armistice des Soviets). Hindenburg et Ludendorff vont déclencher la grande bataille de France, sans attendre les renforts américains, prévus pour juillet.

La Première Guerre Mondiale en citations :

Second Empire et IIIe République

 

À ce rythme - 4 citations par jour - les 10 Chroniques de l’Histoire en citations sont à vous dans trois ans. Encore trois ans et vous aurez aussi le Dictionnaire. Mais que de temps perdu !


Faites un tour dans la Boutique, feuilletez les 20 premières pages de chaque volume et voyez si ça vaut le coût (4 € le volume).

 

Partager cet article

L'Histoire en citations - Gaule et Moyen Âge

L'Histoire en citations - Renaissance et guerres de Religion, Naissance de la monarchie absolue

L'Histoire en citations - Siècle de Louis XIV

L'Histoire en citations - Siècle des Lumières

L'Histoire en citations - Révolution

L'Histoire en citations - Directoire, Consulat et Empire

L'Histoire en citations - Restauration, Monarchie de Juillet, Deuxième République

L'Histoire en citations - Second Empire et Troisième République

L'Histoire en citations - Seconde Guerre mondiale et Quatrième République

L'Histoire en citations - Cinquième République

L'Histoire en citations - Dictionnaire