Dominique de Villepin : « Et c’est un vieux pays, la France, d’un vieux continent comme le mien, l’Europe, qui vous le dit aujourd’hui, qui a connu les guerres, l’occupation, la barbarie... » | L’Histoire en citations
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Ve République citationsCinquième République à suivre.

La France redevient de droite, en votant Chirac contre Jospin, puis Sarkozy contre Ségolène Royal. Retour de la gauche avec Hollande, puis néo-centrisme avec Macron. La France se cherche, s’interroge, se méfie, doute. Unie face au danger de l’Islamisme et des attentats, elle se penche sur son Histoire récente.

Les commentaires sont allégés, les coupes signalées (…) Retrouvez l’intégralité dans nos Chroniques de l’Histoire en citations.

« Et c’est un vieux pays, la France, d’un vieux continent comme le mien, l’Europe, qui vous le dit aujourd’hui, qui a connu les guerres, l’occupation, la barbarie (…) Fidèle à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur. »3378

Dominique de VILLEPIN (né en 1953), ministre des Affaires étrangères, Discours au Conseil de Sécurité à l’ONU, 14 février 2003

Rappelons cette citation mémorable et impossible à mémoriser (…) En bref, la France refuse la guerre d’Irak et se désolidarise des Etats-Unis (…) Chirac, s’opposant ainsi à Georges W. Bush, acquiert une notoriété internationale (…) et satisfait l’opinion publique française (…) C’est le fait (géo) politique le plus marquant de ses douze ans au sommet de l’État.

« La France, tu l’aimes ou tu la quittes. »3395

Nicolas SARKOZY (né en 1955), avril 2006. La Fracture identitaire (2007), Ivan Rioufol

Il s’est défendu d’être l’auteur de cette formule qui fait la fortune des rappeurs ! (…) C’est quand même le résumé d’un message tout aussi clair, au cours d’un meeting « Imaginons la France d’après » (slogan de l’UMP) : « On en a plus qu’assez de devoir en permanence s’excuser d’être Français […] S’il y en a que ça gêne d’être en France […] qu’ils ne se gênent pas pour quitter un pays qu’ils n’aiment pas. » (…) Au-delà de la forme, le fond peut choquer. Les socialistes ne se privent pas de relever ses propos.

« C’est à la France, européenne et méditerranéenne à la fois, de prendre l’initiative avec le Portugal, l’Espagne, l’Italie, la Grèce et Chypre, d’une Union Méditerranéenne comme elle prit jadis l’initiative de construire l’Union européenne. »3407

Nicolas SARKOZY (né en 1955), Discours de Toulon, 7 février 2007

Plus que jamais en campagne - et déjà avec les mots d’Henri Guaino, auteur de ses grands discours présidentiels -, il annonce l’un des axes de sa politique étrangère. Faisant d’une pierre deux coups, il remet en question le Processus de Barcelone (1995) engagé par l’UE à l’initiative de Jacques Chirac, et s’apprête à lancer son Union pour la Méditerranée (…) Cette initiative va irriter les partenaires européens, Allemagne en tête, cependant que des pays jadis colonisés peuvent redouter les intentions « missionnaires » de la France. Cet ambitieux projet n’aboutira à rien. Car rien n’est simple dans cette histoire de la Méditerranée, comme l’a si bien démontré Fernand Braudel.

« L’identité nationale de la France, c’est la République. »3414

François BAYROU (né en 1951), Discours à Perpignan, 16 mars 2007

Phrase d’allure banale qui répond à une idée apparemment originale de Sarkozy annonçant la création d’un ministère de l’Immigration et de l’identité nationale, destiné à séduire l’électorat populaire tenté par le FN (…) D’habitude bien conseillé dans cette campagne gagnante, cette fois, c’est une fausse bonne idée. Le pire, c’est qu’il tient sa promesse. Le 18 mai, il crée un « ministère de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire ». Fin 2009, il lancera le débat sur l’identité nationale, abandonné après trois mois de polémiques sur l’Islam et des dérapages xénophobes. Un échec évident. Finalement, Bayrou avait raison : « L’identité nationale de la France, c’est la République. »

« La France n’est pas un problème, la France est la solution. Le changement, c’est maintenant ; l’espérance, c’est maintenant ; la République, c’est maintenant ; dans trois mois, nous ferons gagner la gauche et nous réussirons. »3466

François HOLLANDE (né en 1954), derniers mots de son premier grand meeting de campagne au Bourget (Seine-Saint-Denis), 22 janvier 2012

À trois mois de la présidentielle (…) le candidat du PS est très attendu. Il doit enfin se dévoiler aux Français : livrer sa « vision » pour le pays et « fendre l’armure ». Hollande reprend la thématique du rêve. « Ils ont échoué parce qu’ils n’ont pas commencé par le rêve ! (…)

« J’ai mis la France à genoux. »3476

Mohamed MERAH (1988-2012), Toulouse, 20 mars 2012

Le terroriste de 23 ans est assiégé durant 32 heures par le RAID (Recherche assistance intervention dissuasion), corps d’élite de la police nationale. Il s’est abondamment exprimé au téléphone, avant d’être abattu (…) Comment a-t-il pu exécuter froidement sept personnes en 10 jours, trois militaires à Montauban, trois enfants juifs et leur professeur à Toulouse ?

L’opération policière est médiatisée à l’extrême (…) La campagne présidentielle est perturbée, tous les médias mobilisés et toute la France à l’écoute. Des polémiques suivront, mais moins qu’on ne pouvait le craindre (…)

« Ce crime a été commis en France par la France. Ce fut aussi un crime contre la France, une trahison de ses valeurs que la Résistance, la France libre, les Justes surent incarner dans l’honneur. »3487

François HOLLANDE (né en 1954), Commémoration du 70e anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv, Paris, 22 juillet 2012

La presse (de droite) s’empresse de critiquer la déclaration du nouveau président, ne retenant que la première phrase, alors que la seconde répond à la critique. Dans l’introduction de son discours, il a d’ailleurs précisé : « La reconnaissance de cette faute a été énoncée pour la première fois, avec lucidité et courage, par le président Jacques Chirac, le 16 juillet 1995. » (…) Sur les 320 000 juifs vivant en France au début de l’Occupation, rappelons les 75 500 déportés vers les camps de la mort nazis – et 2 500 survivants.

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