Napoléon : « Mon principe est la France avant tout. » | L’Histoire en citations
Citation du jour

L’EmpireL’Empire : une France guerrière et gagnante, mais à quel prix !

La géopolitique impériale perd le sens des réalités. L’ambition de Napoléon est sans borne. L’opposition n’a pas sa place en dictature, mais l’Europe se coalise contre la France impériale (sept fois au total).

Les commentaires sont allégés, les coupes signalées (…) Retrouvez l’intégralité dans nos Chroniques de l’Histoire en citations.

« Mon principe est la France avant tout. »1755

NAPOLÉON Ier (1769-1821)

Mémorial de Sainte-Hélène (1823), Las Cases.

Ce précepte s’applique d’abord au commerce. L’empereur veut faire de l’Europe un gigantesque marché pour les manufacturiers et commerçants français. Le bilan économique de l’Empire est plutôt positif, mais la succession des guerres entraîne une fantastique perte d’hommes, d’énergie et d’argent.

« Qu’était la Grande Armée, sinon une France guerrière d’hommes qui, sans famille, ayant de plus perdu la République, cette patrie morale, promenait cette vie errante en Europe ? »1763

Jules MICHELET (1798-1874), Extraits historiques (posthume, 1907)

Telle est la définition humaine et romantique.

Sur le plan institutionnel, la « Grande Armée » est d’abord le nom générique donné par Napoléon à l’armée d’invasion, basée à Boulogne, pour attaquer l’Angleterre en franchissant la Manche – projet abandonné après Trafalgar (1805) et l’anéantissement de la flotte française. La Grande Armée désigne ensuite l’armée napoléonienne, la meilleure du monde : grande par le nombre des soldats, plus d’un million, et cent mille hommes de réserve ; grande aussi par la qualité, l’organisation, les généraux d’exception. Elle est initialement composée de sept corps d’armée, les sept « torrents » commandés par les maréchaux Augereau, Bernadotte, Davout, Lannes, Ney, Soult, et par le général Marmont.

« Chaque année, la France faisait présent à cet homme de trois cent mille jeunes gens ; c’était l’impôt payé à César. »1764

Alfred de MUSSET (1810-1757), La Confession d’un enfant du siècle (1836)

« … Et s’il n’avait ce troupeau derrière lui, il ne pouvait suivre sa fortune. C’était l’escorte qu’il lui fallait, pour qu’il pût traverser le monde, et s’en aller tomber dans une petite vallée d’une île déserte, sous un saule pleureur. » L’histoire finit mal, pour la France exsangue, et pour l’empereur exilé.

Mais Musset, l’enfant du siècle orphelin de Napoléon, évoque aussitôt après l’Empire glorieux : « Jamais il n’y eut tant de joie, tant de vie, tant de fanfares guerrières dans tous les cœurs. Jamais il n’y eut de soleils si purs que ceux qui séchèrent tout ce sang. On disait que Dieu les faisait pour cet homme, et on les appelait ses soleils d’Austerlitz. »

« J’accepte le titre que vous croyez utile à la gloire de la nation. Je soumets à la sanction du peuple la loi d’hérédité. J’espère que la France ne se repentira jamais des honneurs dont elle environnera ma famille. »1792

NAPOLÉON Ier (1769-1821), Adresse de l’empereur à Cambacérès et au pays, 18 mai 1804

Moment solennel - il y en aura d’autres, dans cet Empire qui multiplie les symboles. Les mots sont très forts et lourds de conséquences, pour la France et pour Napoléon qui a revêtu son uniforme de colonel de la garde.

À la demande de Cambacérès, on n’attend pas la « sanction du peuple », la mise en application de la Constitution de l’an X est immédiate. Le résultat du plébiscite pour l’Empire était évident : plus de 3,5 millions de oui, 2 579 non (août 1804).

« Monsieur mon Frère, appelé au trône de France par la Providence et par les suffrages du Sénat, du peuple et de l’armée, mon premier sentiment est un vœu de paix […] Le monde est assez grand pour que nos deux nations puissent y vivre. »1801

NAPOLÉON Ier (1769-1821), au roi Georges III d’Angleterre, Lettre du 2 janvier 1805

Le 1er janvier, « Monsieur mon Frère » était l’empereur d’Autriche et le désir de paix avec son peuple pareillement exprimé par lettre, avec des arguments relevant de la raison et de l’humanité. Cependant, la troisième coalition s’organise activement, et secrètement : l’Angleterre sera bientôt alliée à la Russie et à l’Autriche, contre la France.

Rappelons qu’en 1803, le Premier Consul considérait la Manche comme un fossé possible à franchir et envisageait les « circonstances un peu favorisantes » pour se rendre maître de Londres, du Parlement, de la Banque. En 1804, voulant neutraliser l’Angleterre pour avoir la paix, il préparait l’invasion avec le vice-amiral Latouche-Tréville, mort (d’épuisement) avant d’avoir pu tenter la chose…Reste le blocus, projet longuement mûri, avant la réalisation, en 1806.

« Les Romains donnaient leurs lois à leurs alliés. Pourquoi la France ne ferait-elle pas adopter les siennes ? »1830

NAPOLÉON Ier (1769-1821). Correspondance de Napoléon Ier, publiée par ordre de l’empereur Napoléon III (1858)

Le Code Napoléon va être appliqué dans tout l’Empire, à dater du 13 novembre 1807. Il sera plus tard adopté par de nombreux autres pays de droit écrit.

« Celles de mes journées que je passe loin de la France sont des journées perdues pour mon bonheur. »1841

NAPOLÉON Ier (1769-1821), Sénat, 16 novembre 1809

Trois jours après cette déclaration, la paix avec l’Autriche est publiée dans Paris. La nouvelle déclenche un enthousiasme qui confine au délire. Enfin, la paix ! La France impériale va vivre deux années sans coalition, donc sans guerre – si l’on excepte la guerre d’Espagne qui occupe les trois maréchaux, Masséna, Soult, Suchet.

« Il n’est aucun sacrifice qui ne soit au-dessus de mon courage, lorsqu’il m’est démontré qu’il est utile au bien de la France. »1842

NAPOLÉON Ier (1769-1821) annonçant son divorce au château des Tuileries, devant toute la famille impériale, 15 décembre 1809

Il a pris brutalement cette décision, qui lui coûte infiniment, car il est fort épris de Joséphine, veuve Beauharnais. Mais raison d’État oblige : l’empereur, à 40 ans, veut un héritier qu’elle n’a pu lui donner (…)

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