L’Histoire en citations | Page 4 | Bienvenue sur le site où l’Histoire donne la parole à ceux qui l’ont faite.
Édito de la semaine

Petite histoire de météo et de climat

Le temps qu’il fait, curiosité ou préoccupation quotidienne ! Les bulletins météo sont toujours très écoutés, regardés, consultés et commentés.

Quel temps va-t-il faire demain ou le mois prochain, dans vingt ans ou à la fin du siècle ? On passe de la météorologie à la climatologie. Mais ça reste une vraie question, de plus en plus souvent une préoccupation, voire une angoisse pour l’avenir.

Et dans le passé, que se passait-il ? L’Histoire nous en apprend beaucoup et nous surprend parfois.

Le temps qu’il faisait tel jour ou telle année est une donnée historique capitale, dans certains cas : le soleil d’Austerlitz (au matin du 2 décembre 1805) , les inondations centennales (février 1658 et année 1910 à Paris), le Grand Hiver (1709, fin du règne de Louis XIV) et le « Général Hiver » (campagne de Russie, 1812), la canicule de Thermidor (fin juillet 1794), l’appel lancé par l’Abbé Pierre une nuit d’hiver (1954), le Printemps des peuples (1848) qui se révoltent en Europe et le Printemps arabe (2011) qui commence en hiver 2010, avec un sens métaphorique.

Aussi important que les faits météorologiques, les métaphores abondent.

Un « vent de Fronde » souffle sur Paris quand Louis XIV est encore un enfant, avant de devenir le Roi-Soleil. La tempête viendra plus tard, et l’orage. On retrouve le « soleil d’Austerlitz » pas toujours bienvenu, comme le soleil du mois de mai évoquant en chansons et poèmes la Commune de 1871. Mais le soleil républicain fait toujours image. De même que le printemps, heureux ou malheureux, au gré des  époques historiques.

Mention spéciale au calendrier révolutionnaire, bucolique et imagé, qui n’a pas survécu à la Révolution (aboli sous l’Empire en 1805). Poète et député, son auteur Fabre d’Églantine nous laisse une chanson (à clé !) toujours populaire : Il pleut, il pleut bergère… D’autres chants et chansons, gais, tragiques ou militantes, ponctuent l’Histoire de France, jusqu’au Débarquement du 5 juin 1944 annoncé par « Les sanglots longs des violons de l’automne » de Verlaine, ou l’arrivée de la gauche au pouvoir en mai 1981, fêtée par Barbara en chanteuse engagée.

Nombre de proverbes jouent avec la pluie et le beau temps, des rumeurs naissent (l’An Mil), des peurs s’expriment au tournant de l’an 2000 avec le réchauffement climatique menaçant toute la Terre… et les polémiques associées.

Édito de la semaine

Le grand bêtisier historique

Dans le genre, toutes les époques sont propices à la « perle » et les plus grands noms concourent au podium –de Gaulle lui-même, en panne d’inspiration présidentielle.

On retrouve logiquement les thèmes récurrents : fanatisme politique ou religieux, sectarisme de classe, sexisme séculaire et sans complexe (source inépuisable), déni de réalité ou erreur de jugement, peur ou rejet du progrès technique (surtout au XIXe siècle), humour mal placé et dérapage incontrôlé (au temps des médias et du direct).

Les meilleures citations appartiennent au genre « incroyable mais vrai », mais elles sont toujours sourcées, documentées, contextualisées comme il est de règle dans notre Histoire en citations.

Le plus étonnant, c’est l’affirmation assumée d’une incontestable bêtise, mais signée d’une personnalité connue pour son intelligence – voir Joliot-Curie, grand savant et prix Nobel, ou Simone de Beauvoir, alias Notre-Dame de Sartre.

Dans ce petit jeu, on ne peut nier un certain anachronisme. Il est facile de juger et d’accuser, avec le recul du temps. L’Histoire en tant que science humaine n’y échappe pas toujours, nous plaidons coupable… et c’est parfois si bon de succomber à ce péché.

Édito de la semaine

Nos relations avec l’Angleterre (de 1914 à nos jours)

De tous les pays européens, la France et l’Angleterre possèdent l’histoire la plus longue et la plus riche. Mais les relations entre ces deux puissances mondiales et rivales furent longtemps conflictuelles.

Pour résumer, après la brève aventure anglaise de Guillaume le Conquérant, l’Angleterre est notre principale ennemie pendant deux interminables “ guerres de Cent Ans ”, à la fin du Moyen Âge et entre 1688-1815.

L’« Entente cordiale » nous réconcilie (en 1843) et la Grande-Bretagne (Royaume-Uni) est la alliée de la France, dans les deux guerres mondiales du XXe siècle.

Quant à ses relations avec l’Europe, elles poseront toujours problème, jusqu’au Brexit…

Un épilogue qui donne étonnamment raison à de Gaulle.

Édito de la semaine

Nos relations avec l’Angleterre (de la « seconde guerre de Cent » ans à l’Entente cordiale)

De tous les pays européens, la France et l’Angleterre possèdent l’histoire la plus longue et la plus riche. Mais les relations entre ces deux puissances mondiales et rivales furent longtemps conflictuelles.

Pour résumer, après la brève aventure anglaise de Guillaume le Conquérant, l’Angleterre devient notre principale ennemie pendant deux interminables “ guerres de Cent Ans ”, à la fin du Moyen Âge et entre 1688-1815. L’« Entente cordiale » nous réconcilie (en 1843) et la Grande-Bretagne (Royaume-Uni) sera l’alliée numéro un de la France, dans les deux guerres mondiales du XXe siècle.

Quant à ses relations avec l’Europe, elles poseront toujours problème jusqu’au Brexit… un épilogue qui donne étonnamment raison à de Gaulle.

Ce feuilleton historique à rebondissements du Moyen Âge à nos jours mérite trois épisodes.

Édito de la semaine

Nos relations avec l’Angleterre (Moyen Âge)

De tous les pays européens, la France et l’Angleterre possèdent l’histoire la plus longue et la plus riche. Mais les relations entre ces deux puissances mondiales et rivales furent longtemps conflictuelles.

Pour résumer, après la brève aventure anglaise de Guillaume le Conquérant, l’Angleterre devient notre principale ennemie pendant deux interminables “ guerres de Cent Ans ”, à la fin du Moyen Âge et entre 1688-1815. L’« Entente cordiale » nous réconcilie (en 1843) et la Grande-Bretagne (Royaume-Uni) sera l’alliée numéro un de la France, dans les deux guerres mondiales du XXe siècle.

Quant à ses relations avec l’Europe, elles poseront toujours problème jusqu’au Brexit… un épilogue qui donne étonnamment raison à de Gaulle.

Ce feuilleton historique à rebondissements du Moyen Âge à nos jours mérite trois épisodes.

Édito de la semaine

Le gouvernement imaginaire

« Les Français sont inquiets et murmurateurs, les rênes du gouvernement ne sont jamais conduites à leur gré […] On dirait que la plainte et le murmure rentrent dans l’essence de leur caractère. »1190

Signé du dauphin Louis en 1770. Le futur Louis XVI sera bientôt victime de la Révolution

Critiquer le gouvernement est une habitude bien française ! Poussons plus loin le jeu, cédons sans complexe à l’anachronisme et l’uchronie, pour former un gouvernement rêvé avec des Noms pris à diverses époques – sans remonter jusqu’à la Gaule et au Moyen Âge.
Libre à vous de jouer en proposant d’autres candidats ministres crédibles et susceptibles d’œuvrer pour le bien de la France. Seule mise en garde : éviter les trop fortes personnalités peu enclines à faire équipe, type Napoléon et de Gaulle.

Reste le choix du Premier ministre. Femme de tous les courages, icône inclassable, Simone Veil repose en paix au Panthéon avec Antoine, son époux. Elle a donc décliné l’offre. Elle nous a pourtant refait signe, approuvant la plupart des membres de « son » gouvernement, quoique incapable de faire équipe avec Clemenceau et Fouché : la misogynie et le méchant humour du « Tigre » la choquent, l’autre est un monstre qui pratiqua la torture sous la Révolution et le parjure sous tous les régimes. Mais prise au jeu, elle nous a soufflé le nom d’un confrère connu pour ses Essais, maire de Bordeaux, magistrat respecté au temps des guerres de Religion pour son humanité, sa tolérance. Montaigne sera donc le chef du gouvernement imaginaire : trente noms, dont quatre femmes.

En quelques mots, nous vous présentons tous ces personnages acteurs et auteurs de l’Histoire en citations. Chacun n’a droit qu’à une prise de parole – un cas fait exception à la règle.

Édito de la semaine

Lecture recommandée : Pamphlets et autres œuvres polémiques, de la Révolution à nos jours

Cette lecture proposée a une triple actualité. En plus du semi-confinement et des librairies fermées, le climat socio-politique est à la polémique citoyenne, cependant que les caricatures de presse font débat (et procès), parallèlement à la liberté d’expression.

Pamphlets et autres œuvres polémiques (II).

Ces textes critiques à visée plus ou moins révolutionnaire, partisane, politique ou sociale, sont typiques du Siècle des Lumières. Mais le genre pamphlétaire qui existe depuis le Moyen Âge se prolonge avec plus ou moins de talent jusqu’à nos jours. Faut-il en conclure que l’attaque violente visant un personnage politique ou les institutions du pays serait dans les gènes du Français ?

La plupart de ces textes ont défié la censure et/ou l’ordre établi en leur temps. Certains peuvent choquer aujourd’hui encore par leur violence : perversions sexuelles au XVIIIe (sadisme), slogans anarchistes  (fin XIXe) ou attaques personnelles dues à l’antisémitisme de l’extrême-droite dans l’entre-deux-guerres.

Pas d’œuvre majeure sous la Révolution, mais la période peut être analysée comme un vivant pamphlet tout en actes et paroles, actions et réactions, slogans et chansons ! L’Empire exerce ensuite une censure quasi-parfaite.

Malgré la censure variable selon les régimes successifs, l’activité intellectuelle reprend ses droits au fil du XIXe siècle et le pamphlet s’affiche en tant que genre, prenant aussi la forme de chansons (désormais signées), caricatures (Daumier), articles de presse (Alphonse Karr). Dans ses Mémoires d’outre-tombe, Chateaubriand l’éternel opposant affirme son génie.

Hugo frappe juste et fort contre Napoléon III, brocardé en Napoléon le Petit (1852) et Rochefort profite d’une relative liberté de la presse à la fin du Second Empire.

La Troisième République permet tous les pamphlets, le féminisme en profite, l’extrême-droite en use et abuse avec Maurras, Céline, Brasillach durant la dernière guerre. Certains propos seraient aujourd’hui interdits, même si la censure est abolie : « Tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi ». La loi de 1881 a été modifiée plusieurs fois pour encadrer cette liberté eu égard au respect de la personne, la protection des mineurs, la répression de l’injure, la diffamation ou l’atteinte à la vie privée.

Sous la Quatrième et la Cinquième Républiques, la provocation a (presque) tous les droits et les slogans de Mai 68 pousseront très loin le jeu (avec ou sans humour). Dans le flot des actes, des paroles et des écrits dont on peut juger au coup par coup, retenons deux cas politiques exemplaires. Le Coup d’État permanent (1964), pamphlet anti-gaulliste revendiqué comme tel par François Mitterrand : la taille de l’adversaire lui donne un talent qu’il se plaît à reconnaître. Tout aussi personnel et polémique, le franc-parler de Chirac et son humour « brut de décoffrage »  valent souvent provocation. D’autres noms s’illustrent avec talent dans le genre : Coluche, Desproges, Le Luron, Topor. 

Nous ne parlerons pas de l’agressivité souvent dénoncée des réseaux sociaux, qui entre dans l’histoire contemporaine. On retourne à l’anonymat d’antan et à l’impunité quasi-totale, mais la violence ne vaut pas talent et ne fait pas sens.

Édito de la semaine

Lecture recommandée : Pamphlets et autres œuvres polémiques sous l’Ancien Régime

Cette lecture proposée a une triple actualité. En plus du semi-confinement et des librairies fermées, le climat socio-politique est à la polémique citoyenne, cependant que les caricatures de presse font débat (et procès), parallèlement à la liberté d’expression.

7. Pamphlets et autres œuvres polémiques (I).

Ces textes critiques à visée plus ou moins révolutionnaire, partisane, politique ou sociale, sont typiques du Siècle des Lumières. Mais le genre pamphlétaire existe depuis le Moyen Âge et se prolonge avec plus ou moins de talent jusqu’à nos jours. Faut-il en conclure que l’attaque violente visant un personnage politique ou les institutions du pays serait dans les gènes du Français ?

La plupart de ces textes ont défié la censure et/ou l’ordre établi en leur temps. Certains peuvent choquer aujourd’hui encore par leur violence : perversions sexuelles au XVIIIe (sadisme), slogans anarchistes  (fin XIXe) ou attaques personnelles dues à l’antisémitisme de l’extrême-droite dans l’entre-deux-guerres.

Premier épisode : sous l’Ancien Régime.

Le premier pamphlet de notre Histoire en citations vise une (forte) femme, Blanche de Castille, régente de France et mère du futur Saint-Louis. Deuxième personnage visé, le pape Clément V impliqué dans l’Affaire des Templiers. Premier pamphlet célèbre (et anonyme) daté des guerres de Religion, la Satire Ménippée vise les ligueurs (ultra)catholiques - c’est surtout un plaidoyer (collectif) pour le futur Henri IV, attaqué par d’autres plumes (anonymes) avant de mourir assassiné. Richelieu (« principal ministre » de Louis XIII) et son successeur Mazarin pendant la Fronde seront les prochaines cibles. Le XVIIe siècle nous laisse enfin une première bombe philosophique signée Descartes : le Discours de la Méthode.

Le Siècle des Lumières fait aujourd’hui figure de provocation générale contre l’ordre établi de l’Ancien Régime finissant. Il nous donne en héritage l’œuvre des philosophes : Montesquieu, Voltaire, Rousseau et Diderot font assaut de génie, chacun dans son genre ! D’autres essayistes, dont certains collaborent à l’Encyclopédie, laissent un nom et une œuvre. Mention particulière pour deux auteurs toujours sulfureux, Laclos et Sade, la palme de la provocation revenant à Meslier, promu post mortem par Voltaire. Coup de théâtre et coup de génie : Beaumarchais et sa bombe prérévolutionnaire, le Mariage de Figaro (1784). D’autres pamphlets (au sens littéral du mot) visent le Régent, les maîtresses de Louis XV et la reine Marie-Antoinette, détestée du peuple autant qu’elle fut adorée.

Édito de la semaine

Les États-Unis dans l’histoire de France

L’élection présidentielle vole la vedette à la pandémie de Corona virus, c’est dire si le sujet passionne ! Émissions spéciales, correspondants sur place, suspenses nocturnes, tout ça pour un match entre deux septuagénaires : une bête de scène monstrueusement médiatique et un candidat politique désespérément normal. D’où cet édito dans le vif de l’actu : l’occasion de rappeler les relations franco-américaines et le rôle historique joué par la France des Lumières.

Notre pays a un long et lourd passé avec ses voisins anglais et allemands, les relations franco-américaines relevant d’une tout autre logique - et d’une forme de miracle historique. 

Faut-il rappeler la Guerre de Cent Ans née au Moyen Âge d’une crise de succession entre deux rois, Édouard III d’Angleterre et Philippe VI de France, suivie de la rivalité entre ces deux puissances mondiales, qui culmine avec Napoléon ?

Rappelons aussi que l’Allemagne et la France sont nées d’un même État, l’empire carolingien qui ne survit pas à Charlemagne. Deux dynasties s’affrontent dès la fin du Moyen Âge : les Bourbons de France contre les Habsbourg d’Autriche. Charles Quint sera le plus puissant ennemi de François Ier sous la Renaissance. La rivalité prend ensuite d’autres formes et le Premier Empire napoléonien bouleverse là encore une géopolitique européenne devenue plus complexe au XIXe siècle, avec l’hégémonie de la Prusse qui nous mène à la guerre de 1870.

L’histoire des relations entre la France et l’Amérique est plus récente, les États-Unis naissant à la fin de notre Ancien Régime. Avec la Déclaration d’indépendance proclamée le 4 juillet 1776, 13 colonies se fédèrent pour former les États-Unis d’Amérique, première nation décolonisée du monde, reconnue par la Grande-Bretagne à la fin de la guerre, en 1783. La France des Lumières a joué un grand rôle, volant au secours des Insurgents (colons américains) et incarnée par le Héros des deux mondes, le très jeune et romanesque La Fayette.

Juste retour des choses, devenus première puissance économique au monde, les USA rejoignent les Alliés européens (France et Angleterre) dans les deux Guerres mondiales du XXe siècle. C’est la relance de nos relations passionnelles au cœur de la tourmente, pour deux happy-ends historiques. L’Armistice du 11 novembre 1918 est toujours célébré. D’où la double actu de cet édito.

Après un demi-siècle de guerre froide entre les deux grandes puissances (USA et URSS), dans un contexte de mondialisation irréversible et de médiatisation forcenée, le XXIe siècle improvise une nouvelle géopolitique au fil des crises. L’avenir déjoue toujours les prédictions, mais l’Histoire reste un repère d’autant plus nécessaire.

Édito de la semaine

Les Mots de la Fin

Distinguons d’abord ce qui prête souvent à confusion :

  • la Toussaint, fête catholique célébrée le 1er novembre, au cours de laquelle l’Église catholique honore tous les Saints, connus ou inconnus ;
  • le jour des morts, 2 novembre, destiné à la commémoration de tous les défunts « depuis le commencement du monde jusqu’à la fin », instauré au Moyen Âge dans les monastères clunisiens (décret de 998) et devenu tradition.


Cette actualité calendaire du 2 novembre offre l’occasion d’un édito original. Voici rassemblés plus de 50 mots de la fin (au sens littéral ou parfois testamentaire) et quelques citations dédiées à ce thème. La présentation chronologique en sept grandes périodes de la Gaule à nos jours souligne des évidences récurrentes qui valent leçons de l’Histoire.

On ne meurt pas aujourd’hui comme on mourait hier – question de forme plus que de fond.
On meurt en roi malade ou en militaire au combat (vaincu ou vainqueur), en chrétien, voire en martyr, en héros ou en traître, en bandit hors la loi ou en gamin de Paris sur une barricade.
On meurt dans un cri d’amour ou de haine, dans une profession de foi religieuse, politique ou philosophique, avec la certitude d’avoir réussi ou raté sa vie et/ou sa mort, dans l’espoir de jours meilleurs ou dans un ultime défi au monde.

Certains cas historiques sont vraiment particuliers. Henri IV, victime d’un nième attentat, rate son mot de la fin d’autant plus touchant. Louis XIV enchaîne les mots de la fin au long de son agonie – d’où cinq versions, parfaitement sourcées. Spirituelle incarnation du siècle des Lumières, Voltaire prépare son dernier mot pour ne pas rater sa sortie de scène à 84 ans. À l’heure de l’échafaud et face au peuple, Louis XVI se voit attribuer plusieurs mots pour illustrer sa « belle mort ». La Révolution bat un nouveau record de (belles) citations, vu la mortalité galopante des citoyennes et citoyens inspirés par la situation et politiquement engagés !

L’histoire contemporaine se révèle moins riche, moins « héroïque », hors les périodes de guerres - les millions de victimes (civiles ou militaires) demeurant anonymes et/ou muettes.

Au fil de l’Histoire en citations, les morts sont naturellement mises « en situation » , comme toutes les vies des quelque 1 000 auteurs-acteurs cités. Dans cet édito thématique, elles se suivent sans se ressembler, chaque mot de la fin étant contextualisé comme les 3 5000 citations. On perd un peu le fil de l’histoire, autrement dit le récit national, atout irremplaçable. Mais on y gagne une fascinante réflexion sur la vie et la mort : confrontation à la fois humaine et historique entre des personnages pour la plupart connus ou célèbres, à redécouvrir au terme de leur existence.

Pages

La collection

Les Chroniques…

Les Chroniques, en 10 volumes, racontent l’histoire de France de la Gaule à nos jours, en 3 500 citations numérotées, sourcées, replacées dans leur contexte, et signées par près de 1 200 auteurs.

… et le Dictionnaire

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L'Histoire en citations - Dictionnaire

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